Mois: avril 2017

Soirée projection « Les coups de leurs privilèges »

babaama

Le film documentaire « Les coups de leurs privilèges » est sorti en février 2017. Il tourne actuellement un peu partout en France. La soirée sera à prix libre pour aider le collectif à inviter les producteurs de Va Te Faire Intégrer et à projeter le film. La cantine et les stands seront également un moyen de soutenir la démarche.

 

LesCoupAff+AmaBaba-bandeau-JPEG fly 2
Publicités

Merci pour vos soutiens

IMG_8863

Awa Gueye, Marche pour la justice et la dignité, 19 mars 2017, place de la République, Paris

Régulièrement nous recevons des messages de soutien sur facebook, des invitations à des tables rondes, à des concerts, à des meeting. Des crayons, des micros, des plumes, des guitares, des appareils photos s’intéressent à ce nom qui leur est devenu tristement familier. Quotidiennement nos publications sur les réseaux sociaux sont partagées, qu’elles concernent directement Babacar ou qu’elles dépassent l’affaire.

Aujourd’hui, par ce modeste texte, nous souhaitons remercier toutes celles et ceux qui de près ou de loin, dans leur canapé ou dans la rue, un verre ou une pancarte à la main, nous donnent le courage de continuer à nous battre et renforcent notre conviction que notre combat est juste et incompressible.

Pour nous, proches de victimes, l’affaire de Babacar, comme celle de toutes les autres victimes, n’est pas seulement du passé. Elle est aussi notre présent et notre avenir. Notre combat s’écrit au quotidien et les espoirs et soulagements sont rares et fragiles. Nous nous souvenons encore du nom de Babacar résonnant entre les tours du cours Kennedy lors de la manifestation du 11 mars en soutien à Théo Luhaka. Ces moments, rares et précieux, nous gonflent pour des jours voire des semaines. A Rennes, ce nom résonnait enfin.

Nous ne nous dissocions pas des autres luttes cristallisées dans la seule personne de Babacar : celle contre les violences policières certes, mais aussi contre les violences faites aux personnes en souffrance psychologique, le combat des racisé.e.s, des sans-papiers et pour l’accueil des migrants, des problématiques des « quartiers », des injustices de classe… Nous manquons encore de contacts sur bien des sujets, d’expérience aussi, mais d’envie et d’énergie nous regorgeons.

 

Depuis la marche commémorative du 3 décembre 2016 et plus dernièrement à travers la marche du 19 mars, nous avons créé des contacts sur Rennes et au-delà, tissé des liens pérennes avec d’autres familles qui nous montrent le chemin par leurs expériences et leur détermination. Leurs graines commencent à donner des fruits ; les nôtres, que nous  sèmerons ensemble, en donneront tout autant.

PAS DE JUSTICE PAS DE PAIX !

100 portraits contre l’état policier, Cases Rebelles

Il n’y a sans doute pas assez de mots pour exprimer nos sentiments devant l’ouvrage du collectif nantais Cases Rebelles. Un simple merci ne suffirait pas. Sortir nos morts de l’oubli est sans doute le combat le plus lourd à porter, au delà du judiciaire, pour des familles et des proches endeuillés. Alors, nous souhaitons longue vie au collectif et un grand merci pour ce travail de longue haleine et imprégné d’amour et de solidarité.

Voici un extrait de leur interview :

« L’oubli permet qu’il n’y ait que des accidents en lieu et place d’une violence systémique qui rejoue l’innocence à chacune des occurrences .

Nous avons voulu à travers le dessin représenter ces âmes de leur vivant. Nous avons pensé les résumés comme autant d’encouragements à en apprendre plus, à faire des recherches, à transmettre. Que ces soifs d’en savoir plus, de creuser, amendent les multiples injustices des versions officielles et de leurs tribunaux. Et que cela génère de la force pour tous les combats en cours.

[…]

Chacune de ces victimes mériterait un livre et une contre-enquête.

[…]

Il ne s’agit pas d’icônes ou de héros mais des figures incontournables des luttes pour un monde plus juste.

Ces portraits réaffirment aussi le caractère sacré de la vie, bafoué par la mort brutale. Ces vies volées ne sont pas seulement les symptômes d’une violence d’État :

il s’agit d’individu·es qui avaient des rêves. Des personnes sensibles qui étaient aimables et aimées. Et ces morts auraient pu être évitées.« 

20170419_141208

 

Pour se procurer le livre: sur leur site ou sur le site de l’éditeur

A lire aussi l’interwiew sur Quartiers Libres