Violences policières

Soirée projection « Les coups de leurs privilèges »

Le film documentaire « Les coups de leurs privilèges » est sorti en février 2017. Il tourne actuellement un peu partout en France. La soirée sera à prix libre pour aider le collectif à inviter les producteurs de Va Te Faire Intégrer et à projeter le film. La cantine et les stands seront également un moyen de soutenir la démarche.

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100 portraits contre l’état policier, Cases Rebelles

Il n’y a sans doute pas assez de mots pour exprimer nos sentiments devant l’ouvrage du collectif nantais Cases Rebelles. Un simple merci ne suffirait pas. Sortir nos morts de l’oubli est sans doute le combat le plus lourd à porter, au delà du judiciaire, pour des familles et des proches endeuillés. Alors, nous souhaitons longue vie au collectif et un grand merci pour ce travail de longue haleine et imprégné d’amour et de solidarité.

Extrait de leur interview :

« L’oubli permet qu’il n’y ait que des accidents en lieu et place d’une violence systémique qui rejoue l’innocence à chacune des occurrences .

Nous avons voulu à travers le dessin représenter ces âmes de leur vivant. Nous avons pensé les résumés comme autant d’encouragements à en apprendre plus, à faire des recherches, à transmettre. Que ces soifs d’en savoir plus, de creuser, amendent les multiples injustices des versions officielles et de leurs tribunaux. Et que cela génère de la force pour tous les combats en cours.

[…]

Chacune de ces victimes mériterait un livre et une contre-enquête.

[…]

Il ne s’agit pas d’icônes ou de héros mais des figures incontournables des luttes pour un monde plus juste.

Ces portraits réaffirment aussi le caractère sacré de la vie, bafoué par la mort brutale. Ces vies volées ne sont pas seulement les symptômes d’une violence d’État :

il s’agit d’individu·es qui avaient des rêves. Des personnes sensibles qui étaient aimables et aimées. Et ces morts auraient pu être évitées.« 

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Pour se procurer le livre: sur leur site ou sur le site de l’éditeur

A lire aussi l’interwiew sur Quartiers Libres

 

 

Invisibilisez-nous et nous crierons plus fort

« Un jour viendra où notre silence sera plus puissant
que les voix que vous étranglez aujourd’hui »
Dernières paroles d’Augustin Spies,
1er mai 1886

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Nous, Awa et le Collectif Justice pour Babacar, avons organisé une marche commémorative pour les 1 ans du meurtre de Babacar Gueye par un agent de la BAC le 3 décembre 2015 à Rennes.

Cette marche a eu lieu notamment grâce à l’énergie et à l’aide matérielle apportée par des collectifs proches de familles de crimes policiers, par des organisations locales et par toutes les personnes qui nous ont aidé individuellement. (1)

Trois heures durant nous avons marché dans le froid, de Maurepas, où Babacar a été tué, jusqu’au Mail François Mitterrand. Nous étions environ 400 accompagnés de gens de Paris, Nantes, Lille et Strasbourg.

Les frères et soeurs Ramata Dieng (Lamine, 2007), Amal Bentousi (Amine 2010), Abderamane Camara (Abdoulaye 2014), Assa Traoré (Adama 2016) ont crié avec nous pour crier leur colère et réclamer justice et vérité pour Babacar et pour leurs frères.

Contre toute attente en ce week-end de Transmusicales, de Téléthon et d’achats de noël, la marche avait été autorisée. Sans surprise, le trajet que nous avions proposé n’avait pas été accepté. Pour la préfecture, c’était à prendre ou à laisser. La raison officielle ? le Téléthon. La raison officieuse: la manifestation des policiers en colère à la Préfecture de Région où nous comptions justement faire une halte.

Les policiers réclament plus de justice, mais la préfecture de Rennes n’est visiblement pas pour la convergence des luttes. Son objectif est clair: nous invisibiliser, au vu de l’absurdité du trajet qui nous a été imposé et des cordons de CRS à chaque carrefour qui nous bloquaient l’accès au centre ville pour nous empêcher d’être vus ou entendus. Nous sommes donc passés par des axes et rues désertées, criant le nom de Babacar et dénonçant l’impunité policère.

Nous sommes aujourd’hui en colère, encore plus, car ce changement de trajet et la présence des forces de l’ordre nous a brimés et est une insulte à la mémoire de Babacar et à la peine de ses proches. Le manque de considération pour la douleur qui nous habite depuis 1 an en dit long sur leur intention de nous contraindre dans cette bataille qui avait débuté 1 an jour pour jour le jour de la marche.

Après 1 mois de diffusion de tracts, de collage d’affiches, de discussions avec les habitants des différents quartiers de Rennes, d’échanges avec les organisations et collectifs, nous savons que ceux qui ont pris il y a 1 an la juste mesure des choses, ceux pour qui la vie humaine compte sans condition, ceux que l’injustice révolte, ceux qui subissent la discrimination au quotidien, sont toujours scandalisés par les conditions de la mort de Babacar. Hier c’était lui, demain ce sera qui?

(1) Mille fois merci à Cases Rebelles pour les affiches et leur soutien moral, Ferguson in Paris pour le car de Paris la coordination et leur soutien logistique, Vies Volées pour son combat nourricier, Zinzin Zine pour la communication, ainsi que des organisations locales comme le NPA pour la déclaration de la marche, Solidaires et Carpes pour la diffusion de tracts, le SLB et la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pour les banderoles et la cantine, Mass Prod pour les badges…

Pétition de l’ACAT pour plus de transparence sur les violences policières

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Rapport de l’ACAT L’Ordre et la Force, 14 mars 2016

   Signez la pétition

Bernard Cazeneuve
Ministre de l’Intérieur

Monsieur le ministre

Je vous demande de publier régulièrement les chiffres concernant :

  • L’utilisation des armes par les forces de l’ordre, et les circonstances dans lesquelles elles sont utilisées,
  • Le nombre de personnes blessées ou tuées chaque année au cours d’interventions des forces de l’ordre,
  • Le nombre de  plaintes déposées pour violences policières,
  • Le nombre et le type de  sanctions disciplinaires ou de condamnations judiciaires  prononcées pour des faits de violences policières.